Torture the artist (Torturez l’artiste!)
C’est le titre du roman de Joey Goebel qui a attiré mon attention: Torturez l’artiste! Tout un programme! Vincent Spinetti, petit prodige de l’écriture, repéré et pris en charge dès son plus jeune âge par l’académie “Nouvelle Renaissance”, sorte d’incubateur à génies artistiques créé par un magnat des médias dont le rêve est de “voir l’échelle de valeurs du divertissement grand public se hisser vers l’art plutôt que le commercial” avant sa mort. Au programme pour les jeunes élèves de “Nouvelle Renaissance” : Histoire du Rock’n'Roll, Romans américains classiques, Sitcoms entre autres. La classe non? Sauf que “Nouvelle Renaissance” a également élaboré en parallèle un programme caché pour ses élèves… Le roman débute par une lettre adressée au petit Vincent Spinetti par son futur coach. “Je suis vraiment désolé d’avoir à te le dire, mais tu ne seras jamais heureux (…) ce sera triste. Tu ne trouveras jamais la fille de tes rêves. Tu ne sauveras jamais le monde. tu ne seras jamais satisfait (…) Et tu ne connaîtras certainement pas la paix intérieure”. Voilà la mission du coach de “Nouvelle Renaissance”: rendre l’artiste le plus malheureux possible afin produise des oeuvres. La vie de Vincent sera affreuse mais son talent immense! Eh oui! L’artiste se doit d’être tourmenté, affligé, malheureux, non? A en croire la couverture de l’édition originale, l’artiste est voué aux flammes de l’enfer! Le héros du bouquin ne s’appelle-t-il pas Vincent d’ailleurs? Vincent Van Gogh n’est-il pas l’archétype même de l’artiste de génie dont la vie toute entière aura été marquée par la souffrance et le désespoir? Je sens que je vais bien me marrer avec ce petit “Torturez l’artiste!” (je n’en suis qu’à la page 70…). La suite prochainement…